Les arts martiaux internes fonnt partis du programme de l' AKCE. 



"Art et maitrise du Qi"

Le Qi ( "prana" en hindou, "pneuma" en grecque, "souffle vitale" pour les européens et "chaleur intuitive" dans la médecine méditéranéènne ) est une recherche qui peut être vue sous différents angles tout à fait compatibles : méthode de santé, recherche du bien-être, acquisition d’une énergie supérieure pour une efficacité nouvelle dans la pratique d’un art martial ou tout autres activitées physique, sorte d’alchimie interne mettant le pratiquant en contact avec une autre forme de réalité. Cette science existait déjà pour exemple, dans la grece antique sous le titre "d'Artemis Pix". Tout peuple, toutes civilisations cultivaient cette science dont l'origine remonte à des dates inconnus. Le Qi qong chinois est la forme de travail la plus connue, la plus médiatique. Celui-ci engendra d'autres sciences comme le taichi et l'acupuncture.
Ce cour traite de toutes ces formes de préoccupations, allant du Qi qong le plus « doux » au plus « dur », en expliquant le lien (respiration énergétique ou méditative). Les objectifes sont d'abord de ressentir et palpé cette énergie, pour ensuite la cultiver. Si à ce stade nous restons encore acteur passif des sensations dues au Qi, les leçons suivantes, ouvriront la voie à la maitrise des sensations, intensité, déplacements et formes de votre propre Qi ou celui environnant.


DEFINITION

Disciplines asiatiques, dont l’origine se perd dans la nuit des temps, qui appartiennent au système des pratiques dites « énergétiques » des arts martiaux, notamment au groupe dites « formes molles » (aussi « boxes molles ») dont le but est la préservation de la santé. Ces "formes internes" s'opposent à celles qu'on appellent les "formes externes" ou "dures". Les pratiques internes utilisent une méthode « active » c’est-à-dire dynamique (en mouvement), contrairement à la méthode « passive » que l’on retrouve dans certains procédés de yoga où le même résultat est recherché à travers la simple méditation. Il utilise des techniques dans le but de développer et de maîtrise de l’énergie à travers des procédés respiratoires. Il désigne plus précisément un ensemble de méthodes destinées à contrôler, diriger, développer et régulariser le flux d’énergie en réserve dans le corps. Il débouche sur des aspects thérapeutiques du mouvement et de la respiration (pratique de santé). Il se concrétise par des exercices lents pratiqués en solo, composés de mouvements destinés au développement de l’énergie dite « interne », au contrôle respiratoire et à la concentration mentale. Certains spécialistes le définissent comme une « gymnastique martiale » et une « méditation en mouvement », ou processus technique permettant le développement et la gestion de l’énergie interne avec effets directs sur la santé. C’est une synthèse de mouvements de santé, d’hygiène corporelle et surtout de développement physique et mental. Cette forme de gymnastique qui est avant tout martiale et se prête également à une pratique dans un but d’entretien physique et permet de déboucher sur des aspects philosophiques plus difficiles à saisir par le biais de formes dites « dures » et dynamiques. Il peut être pratiqué en tant que discipline principale et est un excellent outil d’introduction de séance (échauffement) et également de fin de séance (sédation). Dans cette pratique martiale, on retrouve des éléments techniques des arts martiaux et donc certaines formes animales.


OBJECTIF DES FORMES INTERNES

L’objectif du travail dit « interne » est la recherche de l’équilibre personnel et du calme intérieur à partir exercices de méditation et d’exercices de développement de l’énergie dite vitale. Ces exercices vont permettre de vivre longtemps en bonne santé. Comme pour les arts martiaux de configuration « dure », la pratique des formes internes a pour but de protéger mais en premier lieu la préservation de la santé. Les formes internes ne sont pas focalisées sur la performance sportive, bien au contraire il met l’accent sur le développement personnel, le bien-être et la santé. Il peut être utilisé à but thérapeutique et il est outil par excellence permettant de répondre trois soucis majeurs des arts martiaux : accomplissement personnel, recherche de paix intérieure et d’harmonie. Les anciens disent : « pratique les formes internes et tu resteras alerte, bien portant tu jouiras de la vie jusqu’à son terme ».

Concrètement, la pratique des formes internes a pour objectif premier le contrôle et le développement corporel et mental, par le biais d’exercices physiques et respiratoires. Plus précisément, il s’agit de maîtriser l’énergie dite « interne » grâce à des mouvements en douceur et à une respiration détendue et pleine. Etat d’esprit et attitude recherchée par les pratiquants se concentrant sur leur énergie dite « vitale » et consistant à maîtriser et à développer le flot d’ « énergie interne ». Cette énergie pourrait, le cas échéant, rendre efficace l’action en la projetant vers l’ « extérieur ». Il permet de soulager de nombreuses douleurs corporelles et d’obtenir un bien-être général. Le but recherché est le contrôle corporel par le biais d’exercices souples, de mouvements arrondis et d’attitudes naturelles et hautes, pour ce qui du travail en station debout. Les exercices sont axés sur la respiration calme, naturelle, équilibrée qui amène le repos de l’esprit, le contrôle de l’énergie interne et du « souffle vital ». Côté bienfaits, il repose le système nerveux, prévient les maladies du système digestif, fortifie le système cardio-respiratoire, évite le développement de maladies du système vasculaire (athérosclérose), etc. La pratique des formes internes met fortement l’accent sur les aspects mentaux de l’entraînement.


PHILOSOPHIE

La pratique des formes internes a également une fonction martiale. C’est toute une attitude, à la fois physique et mentale, qui permet de se rassurer sur ses capacités à combattre, certains dirons même de « gagner sans avoir à combattre » tant l’énergie ainsi déployée peut décourager un opposant.


METHODES

Ces procédés de travail sur l’énergie prennent naissance dans les anciennes pratiques des moines bien avant la naissance du Christ. Au-delà, des intérêts physiques (santé), ils tiennent également des conceptions philosophiques et religieuses, notamment au sujet de la place de l’homme dans l’univers… Ces vertus physiques et spirituelles d’autre part sont censées conférer au pratiquant l’unité du corps et de l’esprit. On trouve différentes formes de pratique : Exercices debout, assis ou couché, exercices statiques et dynamiques, méthodes « internes » des arts martiaux, notamment sur les formes animales ou séquences de mouvements de combat. Façons de mouvoir pour stimuler des parties corporelles et certaines zones vitales. Exercices de détente musculaire Exercices statiques et dynamiques portant sur les différentes manières de respirer… procédures pour concentrer l’énergie et la diriger. Les exercices se distribuent en séquences (patterns) plus ou moins longues, de trois à trente mouvements. Par exemple, dans un objectif thérapeutique les groupes exercices sont en rapport avec le problème physique ou émotionnel à traiter. Les exercices se focalisent sur trois domaines : 1/ Le contrôle physique (sur les trois niveaux de la colonne vertébrale et le mouvement des mains), 2/ Le contrôle mental (concentration, visualisation et méditation), 3/ Le contrôle respiratoire (exercices d’inspiration, d’expiration et d’apnée).


TRAVAIL RESPIRATOIRE

Il consiste à effectuer, mains ouvertes, des enchaînements traditionnels d’exercices corporels avec des actions de contrôle musculaires en relation avec des actions de concentration sur l’acte respiratoire. Les exercices reposent sur la coordination de mouvements en relation avec un travail respiratoire et de concentration mentale. Ces principes respiratoires se retrouvent dans de nombreuses pratiques martiales, en yoga et le travail de certaines formes martiales (formes animales par exemple). Trois modes respiratoires coexistent : 1/ Utiliser la respiration : travail sur la « respiration douce », consistant action de concentration sur l’acte respiratoire pendant les exercices et les postures. Le but recherché est une respiration calme, naturelle, équilibrée, qui amène le repos de l’esprit. Ce mode respiratoire peut agir comme une thérapie en cas de maladie. 2/ Contrôler et utiliser le souffle : travail sur la « respiration forcée » (colonne d’air), dont le but est de canaliser l’air dans un travail gestuel où geste, respiration et déploiement d’énergie ne font qu’un. Ce second mode a l’avantage de travailler intensément sur le contrôle musculaire (méthode de renforcement musculaire dite statique de type « isotonique » ou « isométrique ») et la respiration dite abdominale. 3/ Retenir, concentrer et diriger le souffle : La rétention avant l’expiration dure un long moment compte tenu du degré de maîtrise du pratiquant.


TECHNIQUES

Il s’agit à l’origine de techniques martiales applicables en combat, comprenant différentes séquences gestuelles. Les divers enchaînements actuellement pratiqués sont répertoriés par séries de mouvement de combat (matrices ou patterns). Il existe trois formes principales de pratiques. La première formulation concerne des séquences gestuelles axées sur le travail respiratoire. La deuxième met en accord le travail respiratoire avec celui de certaines formes animales (formes martiales). La troisième concerne un travail de renforcement musculaire accompagné de techniques respiratoires énergétiques. En réalité, l’aspect le plus courant consiste à réaliser des séquences techniques prédéterminées à base de mouvements lents en excluant les techniques rapides et puissantes.

 
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